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 Léthée (anciennement Norweg Crowley)

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AuteurMessage
Léthée
Ardente folie
ADMINISTRATUEUR


Nombre de messages: 110
Age: 20
Particularité: Gainsbourg au féminin, la folie et l'arrogance en plus.
Humeur: Changeante
Date d'inscription: 10/03/2008

Carnet
Profession: Artiste
Parti: Ambre Noire
Spécialité/Element: Jonglerie / Feu

MessageSujet: Léthée (anciennement Norweg Crowley)   Mar 20 Mai - 17:28

I. Identité
Nom : Crowley
Prénom : Norweg
Nom de scène : Léthée
Âge : 21 ans
Date de naissance : Mai 1997
Lieu de naissance : Douarnenez, Bretagne, France.
Parti : Ambre Noire
Spécialité : Jonglerie
Elément : Le feu

II. Description

Physique :

Elancée, vive, provocatrice, masculine, sûre d’elle, attractive, charmeuse. Son attitude est celle des reines, mais celle-ci est d’un terrible goût amer. Elle dit tout d’une vie agitée et passionnée. Mince élancés comme seuls les êtres entraînés savent l’être. Son hygiène de vie se reflète sur son corps… Même les plus petites tailles sont trop larges pour elle, et cela se constate au jour le jour. Depuis son intégration à Dralion, et qu’elle embrassa le secret de leurs origines, elle vit mieux, se modère, et oublie. Adieu l’alcool, et autres joyeusetés imaginées par mère nature et pullulant dans les rues.

La grande jeune femme impressionne par son allure fière et sans aucune hésitation. Un jour femme l’autre homme, elle sait se montrer telle qu’elle devrait être selon les situations. Elle du apprendre, et elle appris. Sans concession.

Son regard de braise peu s’empreindre de lassitude en moins de temps qu’il faut pour le dire, et leur absence de couleur impressionne et domine son interlocuteur. Ou pas. Ces grands yeux ébène sont accompagnés par des cils d’une longueur inimaginable, renforçant l’attraction, le pouvoir, le cynisme de ses lèvres retroussées en un sourire moqueur. Sauf sur scène où elle se plie aux fantaisies des spectacles. Elle sait se mettre en valeur, mais n’en use pas, préférant se sentir quelconque et passer inaperçue dès qu’elle quitte la troupe.

Un contraste étonnant selon les situations, mais qui semble étrangement lui aller où qu’elle soit. Son humeur parfois volage ne s’en soucie que peu, on ne retiens d’elle qu’une présence et une noirceur manifeste intransigeante. D’un regard elle fige, d’une parole elle se révèle, son pas toujours décidé et tranchant est ce qu’elle a de mieux pour survivre. La reine folle c’est elle, elle semble pilier, mais pourrais s’effondrer. Il suffirait d’un battement d’ailles…

Psychologie :

Sa majesté la rose est folle, folle mais pas frivole. Si vous lui parlez de logique elle vous répondra musique, parlez lui de politique elle vous parlera électrique. La reine n’aime ni les gens, ni ce monde. Mais comme elle doit vivre en son sein autant s’y faire, et laisser faire. Elle n’est ni révolutionnaire ni réfractaire, le monde tourne sans se préoccuper de ses guerres alors elle ne voit pas pourquoi elle s’en mêlerait. Cela ne l’intéresse pas, pas plus que de parler d’elle.

Provocante elle l’est, autant qu’elle sait vivre et séduire. Mentir elle aime, c’est pour elle sa seule manière de vivre depuis qu’elle quitta son seul pieds à terre et sa famille. Après avoir vécu dans la rue on devient comme elle : arrogante, fière, persuasive. Cela permet de cacher ses faiblesses et ses coups au cœur, ses idéaux et son âme tâchée, arrachée. Elle apprécie les choses simples de la vie, et profite de tout ce qui passe à portée. Sa persuasion et son éloquence la sortent des mauvais pas, son charme réunit les âmes perdues autour d’elle. Elle se lie facilement mais sa confiance abusée de se redonne pas, méfiante de nature elle ne le montrera pas. Vous aurez avec elle une chance, une seule et unique.

Relations :
Une haine cordiale, ambiguë et fusionnelle éprouvée envers son frère jumeaux, qui le lui rends bien. Un amour fort et sans borne pour ce qu’elle protège de sa personne enfiévrée, et une amitié sincère envers certains artistes qui restent malgré tout pour beaucoup des étrangers.
Influences :
Arts de la rue et cirque contemporain.
Signes particuliers :
Piercings aux oreilles, où elle met des anneaux de différentes tailles, ainsi qu'un autre au labret, décalé du côté gauche, ou elle met le même type de bijoux sans valeur. Fumeuse invétérée, elle se lie facilement avec les gens tout en gardant ses distances, ouverte à tout et à un certain nombre de pratiques (comprenez ce que vous voulez), agnostique, elle obtient ce qu'elle veut en passant par des chemins détournés, philosophe à ses heures, ne sait pas se retenir devant une bouteille d'alcool à plus de 10°.

III. Histoire


Il est des histoires drôles, des récits de vies qui nous font mourir de rire, même lors de leur conclusion pleine d’amertume. Il est des histoires tristes à en hurler, dont l’impact est tellement fort que nous sommes à peine capables de ne pas en pleurer. Il est des histoires tellement belles, que sans hésiter, sans trembler, avec une pointe d’envie, nous devenons autre. Nous devenons comme ses héros de paille, une étincelle provoquant un ouragan dans un monde qui doucement se relève.

L’histoire de Léthée est encore différente.


Il était une fois...

Douarnenez, Bretagne. 1997.

« - Rah, lâche moi Jez' !! »

Les deux enfants sont seuls dans le dortoir de l’orphelinat, les autres jouent ailleurs ou sont dehors. La petite fille de 10 ans joue avec une poupée à laquelle elle a arraché la tête (« Pour voir, c’est tellement plus rigolo »), et son frère vient de lui tirer les cheveux. Elle a lâché l’objet qui lui semble si précieux et s’est retournée pour voir le sourire de son frère, sourire qui ne manque jamais de la mettre hors d’elle, comme toujours. Norweg lui envoie une baffe qu’il esquive, puis se désintéresse du jeu et se remets à observer au dehors. Il pleut, et la fenêtre à demi fermée n’empêche nullement le vent de passer au travers.

Elle se détourne.

« Alors c’est demain qu’on pars ? »

Elle hoche la tête, demain ils s’enfuiront.


La ville

Quimper,
St-Brieuc,
Rennes,
Paris ; 2005.

« - Approchez mesdames et messieurs ! »
« - Une p’tite pièce s’il vous plaît ! »
« - T’aurais une cigarette joli garçon ? »


La jeune fille en a déjà assez vu pour une vie entière. Elle s’étiole sur les boulevards, toujours accompagnée de ces amis d’un jour ou d’une nuit qu’elle dit connaître. C’est hier qu’elle rencontra ceux qui décidèrent de son avenir à jamais, mais elle l’ignore, bien sur. Il était beau cet homme, mais il l’était encore plus lorsqu’il manipulait ses étranges cordelettes au bout desquelles était accrochées des balles de tennis. Le tout était recouvert d’un vieux collant qui avait connu des jours meilleurs. Il appelait ça des « bolas ». Elle y vit un fantastique renouveau. Vivant de rencontres et d’alcool, la jeune fille n’aurait jamais du être ici. La ville accepte les gens et les rejette aussi sec, sans concessions. Pour l’instant, elle y survit. Ce n’était qu’un nouveau jeu, et c’est rapidement que d’inspirations en occasions, elle continua. Elle n’était pas douée, mais obstinée. Si tu ne veux pas être le meilleur, tu cesseras d’exister. Il y aura toujours meilleur que toi, plus expérimenté, alors observe et apprends. Et ne pers jamais cet objectif : te dépasser, et eux avec, tant qu’à faire.

Telle était sa philosophie.
Tel était son avenir.

Suspendu au bout de deux balles enflammées dans la région parisienne. Soutenu par une volonté d’acier et un corps trop maigre au regard hypnotique. Léthée connaissait sa renaissance, son anniversaire, sa mort, et son paradis : tout cela en même temps. Une implosion de sensations qui al mènerait bien plus loin qu’elle ne se l’imaginait. Jeune junkie elle aurait du mourir ; décidée, volontaire et en phase avec son temps, elle aurait pu tomber, et n’aurait jamais du se relever. De yeux noirs vissés dans une expression de fierté indomptée, Léthée était son nouveau nom. La seule identité qu’elle ait jamais acceptée.

Puis cela ne suffit plu… Le feu était son élément, son souffle, et sa vie ténue. De joueuse elle devint amoureuse folle. La jeune fille appris, se brûla, enchaîna expériences néfastes et avancements salvateurs. Cracher de feu fut un autre tournant. La drogue n’était pas bonne pour toi ma jolie, les bars post-punk et leur ambiance givrée décalée l’étaient encore moins. Mais c’est avec eux que tu t’essaya à la scène, que tu gagnas de quoi payer ta came. Et plus tard de quoi nourrir ton corps et ton esprit. Car à présent tu avais compris, sans cela tu ne pouvais jouer, tu ne pouvais tenir au bout de tes doigts ce qui reliait ton âme à ce monde… Connue, appréciée, aimée, puis franchement jalousée tu partis.

Seule, ou pas. Cela n’avait aucune importance.


Dralion

La troupe et ses protagonistes, 2007.

Noir.

Ce nom est depuis des temps très ancien le nom donné au destin.

La poursuite est à tes trousses, et le corps bouge enfin de toute sa force, son agonie finale. Léthée vient d’entrer dans la troupe d’artistes itinérants qu’elle découvrit voilà quelques mois de cela. D’entretiens en approches discrètes, de photos en bouche à oreille, d’impressions en certitudes. Elle était des leurs… Cette représentation est la dernière, les spectateurs retiennent leur souffle. Soudain, une voix cristalline, pure, s’élève de nulle part. Pour accompagner les balles phosphorescentes que la jeune fille lance et rattrape dans un jeu à l’issue connue, des gamins en tenues colorées envahissent la scène, et une femme chante son dernier envol. Léthée disparaît soudain, puis elle revient, tenant entre ses mains l’instrument tant attendu. Les balles sont enflammées et dansent sans fin, retombent et s’envolent en suivant la mélodie enchanteresse.

Noir.

Le rythme s’est accéléré, les balles solitaires ne sont plus. L’artiste tiens entre ses doigts repliés les bolas qu’elle affectionne tant. La voix ne cesse pas de chanter, pourtant le volume baisse et la musique disparaît. Les mouvements des gamins qui l’entourent se font plus lents, eux aussi. Cela bouge, virevolte, s’entrecroise, et s’élève. Toujours plus vite, toujours plus haut. Brusquement l’inclinaison change, elle se tourne, puis reviens. Papillon, poursuite, retournement … Elle fait de tout et ils l’ignorent. C’est plus qu’une performance, cette danse endiablée mènent les yeux et les esprits dans un autre monde. On ignorent qui tiens les balles, l’on ne se souvient que du rôle joué par l’âme damnée.

Noir.

Après avoir fait jaillit de ses lèves entrouvertes ce feu qu’elle dompta mais jamais ne laissa prendre possession d’elle, la jeune femme se retire, le sourire aux lèvres. Derrière elle le spectacle continue, l’illusion tiendra en haleine les hommes et femmes pendant encore une heure ou deux. Mais aujourd’hui elle est libre comme l’air, malgré la fatigue qui l’étreint, et son cœur qui bats à tout rompre.

Quelques temps plus tard elle se retrouve dans sa maison à roulette comme elle l’appelle. Une cigarette aux lèvres, elle quitte ses talons et enlève le maquillage qu’elle arborait. Ses cils gigantesques voilent à peine un regard de braise. Elle en a maintenant conscience, et la femme qu’elle est devenue à tout gagné à s’envoler vers l’inconnu.


IV. Quelques mots
Anecdote de votre vie actuelle : /
Détails supplémentaires : /
Rang désiré : Ardente folie
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Léthée (anciennement Norweg Crowley)

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